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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 09:13

cyber action N° 728 :Non aux mouches transgéniques !

En 2013 déjà avec Les Amis de la terre espagnols nous avions lancé une cyberaction contre les mouches transgéniques et nous avions gagné. Deux ans plus tard la même société revient à la charge : c'est dans un terrain de 1000 m2 et recouvert d'un filet que la société Oxitec prévoit de lâcher ses mouches génétiquement modifiées. L'essai doit durer un an.

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/mouches-transgeniques-996.html

http://www.aboneobio.com/blog/post/2015/07/30/Menace-sur-lhuile-dolive-bio-%3A-des-mouches-OGM-liberees-en-Europe

Menace sur l’huile d’olive bio : des mouches OGM libérées en Europe?

Par Equipe aboneobio le jeudi 30 juillet 2015 - Planète

lors que la bactérie Xylella fastidiosa, qui tue à petit feu les oliveraies de la région des Pouilles, vient d’être retrouvée en Corse, une nouvelle méthode de lutte contre les ravageurs pourrait bien menacer la biodiversité de ces écosystèmes fragiles Depuis quelques années, la mouche de l’olive qui pond ses larves dans les olives, et ravage de ce fait les récoltes, est de plus en plus active : les techniques agricoles permettant - normalement - un meilleur rendement (comme les insecticides) ont également décimés les populations de prédateurs naturels de la mouche de l’olivier!

La société Oxitec,affiliée au leader phytosanitaire Syngenta, propose de libérer dans les oliveraies espagnoles des mouches de l’olive génétiquement modifiées, afin de rendre les femelles stériles et contrôler les populations. Oxitec prévoit de lâcher jusqu'à 5000 de ces mouches par semaine près de Tarragone. L'essai sur le terrain devrait durer un an, de juillet 2015 à 2016 et couvrira une zone sous filet de 1 000m². Toutefois, si les mouches s'échappent , elles pourront se propager sans aucun contrôle...

Une menace pour l’environnement?

Pour Juliette Leroux de la FNAB, si cela venait à arriver, “ce serait une première en Europe. La dissémination d’insectes génétiquement modifié a déjà été organisée à New York et au Brésil, mais les données de leur impact sont difficilement accessibles.

Le but précis de ces mouches “OGM” est de limiter les populations de mouche de l’olive : soit une action directe sur la biodiversité, avec toutes les différentes conséquences potentielles et les effets secondaires sur l'équilibre délicat des écosystèmes locaux, l'environnement et l'alimentation. Les mouches OGM d'Oxitec sont manipulées avec de l'ADN synthétique, un mélange d'organismes maritimes, de bactéries, de virus et d'autres insectes. Bien qu'Oxitec prétende que leurs souches étaient stables en laboratoire, personne ne peut prédire la stabilité génétique ou le comportement écologique de ces insectes une fois libérés.

"Libérer des insectes génétiquement modifiés dans l'environnement est une expérience dangereuse qui aura pour effet de transformer l'ensemble de l'Europe en un laboratoire en plein air. Les insectes ne respectent pas les frontières et aucune stérilité n'est efficace à 100%. Les mouches pourraient échapper à la zone de test et si, comme avec de nombreuses expériences, les choses ne se déroulent pas comme prévu, il sera impossible de l'arrêter. Tout contrôle ou retrait des insectes génétiquement modifiés serait impossible, encore plus que pour les cultures transgéniques", explique le Dr Janet Cotter de l'Unité internationale scientifique de Greenpeace.

Pénurie d’huile d’olive bio?

Actuellement, les mouches de l'olivier sont contrôlées avec des insecticides chimiques, qui perdent cependant en efficacité, ou en utilisant des moyens biologiques tels que des pièges à insectes, des techniques spécifique d'élagage et d'irrigation ou des insectes rendus stériles par irradiation. Pour la quinzaine d'organismes européens dénonçant la pratique proposée par Oxitec, dont la FNAB en France, les impacts socio-économiques négatifs des essais sur le terrain pourraient être immenses. Par exemple, les agriculteurs biologiques pourraient ne pas être en mesure d'éviter que leurs produits entrent en contact avec ces mouches,donc que leurs produits contiennent des larves modifiées et que les certifications “bio” leur soient retirées. Des marchés pourraient être perdus en conséquence - et dans un scénario extrême - l'ensemble de la récolte bio dans la région méditerranéenne pourraient être touchée si les consommateurs rejettent ces produits.

Juliette Leroux tempère “il existe des solutions écologiques pour lutter contre la mouche de l’olive. Les produits naturels sont certes plus lents et moins efficaces, mais d’autres techniques sont tout à fait adaptées comme l’élagage des arbres, la modification des dates de récoltes ou simplement de revoir à la baisse les rendements. Malheureusement, cela nécessite de produire différemment, en remettant en cause l’idéologie du rendement”. Des propos qui ne s’appliquent pas qu’aux oliveraies et qui résonnent singulièrement alors que la France est en pleine crise agricole.

La libération dissémination est prévue pour juillet 2015. La récente demande d'Oxitec a été déposée en mars 2015 mais n’est apparue dans le registre public de l'UE que la semaine dernière. Pour rappel, en 2013, une première tentative de mener des essais sur le terrain en Espagne a été interrompue après de vives protestations publiques.

Sur le même sujet, lire aussi : http://www.infogm.org/spip.php?article5833

Et:

Le lâcher de mouches OGM sur la Catalogne aura-t-il lieu ?

http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/20150728.OBS3308/les-mouches-ogm-seront-elles-lachees-sur-la-catalogne.html

Par Olivier Lascar

Voir tous ses articles

Publié le 28-07-2015 à 17h45Mis à jour le 29-07-2015 à 09h36

Ces insectes pourraient être "expérimentés" près de la ville de Tarragone. De nombreuses organisations environnementales demandent l'annulation de cet essai de la société britannique Oxitec.

Une mouche de l'olive en train de pondre dans une olive. © FNAB

AUTORISATION. Les mailles seront-elles suffisamment resserrées ? C'est dans un terrain de 1000 m2 et recouvert d'un filet que la société Oxitec prévoit de lâcher ses mouches génétiquement modifiées. L'essai doit durer un an. Le but de l'opération ? Que ces insectes OGM s'accouplent avec les mouches de l'olive "originales" (Bactrocera oleae). Les larves qui naîtront de ces accouplements seront alors condamnées à mourir prématurément. Bref, une façon de frapper dur ce parasite des oliveraies, lequel est généralement combattu par des agents chimiques, "une technique qui a conduit au développement d'une résistance aux insecticides" selon un communiqué d'Oxitec. L'argument ne convainc pas 18 organisations environnementales, qui sont vent debout contre le projet censé être mené près de la ville de Tarragone. Elles demandent l'interdiction de cette expérimentation qui est censée commencer mi-août 2015. "Le gouvernement régional de la Catalogne nous a confirmé avoir reçu la demande d'Oxitec", explique à Sciences et Avenir Juliette Leroux, de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB), l'une des organisations sont réunies derrière la demande d'annulation du test. "Mais à ce jour (28 juillet 2015, ndlr) ils n'ont pas donné leur autorisation". Et sans elle, rien ne peut se faire - les Catalans ont d'ailleurs déjà dit "non" à Oxitec en 2013 pour la même demande.

Pourquoi pareille bronca ? Parce que, selon Greenpeace, libérer des insectes génétiquement modifiés dans l'environnement est une expérience "dangereuse", qui aura pour effet de transformer l'ensemble de l'Europe en un laboratoire en plein air (il n'y a pas de législation européenne pour la dissémination des insectes OGM). "Les insectes ne respectent pas les frontières et aucune stérilité n'est efficace à 100%. Les mouches pourraient échapper à la zone de test et si, comme avec de nombreuses expériences, les choses ne se déroulent pas comme prévu, il sera impossible de l'arrêter. Tout contrôle ou retrait des insectes génétiquement modifiés serait impossible, encore plus que pour les cultures transgéniques", explique le Dr Janet Cotter de l'Unité internationale scientifique de Greenpeace. Autre sujet d'inquiétude : les conséquences économiques d'une telle opération. "Les agriculteurs bio pourraient ne pas être en mesure d'éviter que leurs produits entrent en contact avec ces mouches, et donc que leurs produits contiennent des larves modifiées" écrivent les organisations environnementales dans un communiqué de presse commun. "Des marchés pourraient être perdus en conséquence - et dans un scénario extrême, l'ensemble de la récolte bio dans la région méditerranéenne pourrait être touché si les consommateurs rejettent ces produits". Le battement d'ailes de la mouche OGM provoquera-t-il une tempête méditerranéenne ?

sur le même sujet, lire aussi : http://www.infogm.org/spip.php?article5833

Mise en liberté de mouches génétiquement modifiées en Espagne

Par Sciences Citoyennes - Action collective
lundi 27 juillet 2015

Des essais à grande échelle mettent en risque la biodiversité et la production d’olives dans la région méditerranéenne.

La société britannique Oxitec prévoit la libération de mouches de l’olive génétiquement modifiés, en Catalogne (Espagne). Ces insectes sont modifiés de façon à ce que les descendantes femelles meurent (à l’état larvaire, dans les olives), tandis que les générations mâles survivent. L’objectif de la société Oxitex est de libérer jusqu’à 5000 mouches par semaine, dans une région proche de Tarragone, sur une zone expérimentale d’environ 1000m2. Face aux risques de modification de la biodiversité et de dissémination, y compris dans des productions d’agriculture biologique, des organisations, dont la Fondation Sciences Citoyennes, demandent l’interdiction de toute libération de ces espèces.

Une information plus complète est disponible en anglais ci-dessous :

UK company plans to release genetically engineered flies in Spain

Trial puts biodiversity and olive production in the Mediterranean region at risk

27 July 2015 / The UK company Oxitec is planning to release genetically engineered olive flies into the environment in Spain (Catalonia). The insects are genetically manipulated in such a way that female descendants will die as larvae feeding inside the olives, while the next generations of male flies will survive. Oxitec plans to release up to 5000 of these flies per week in Spain, near the town of Tarragona. The field trial expected to last for one year will cover a netted area of 1000m2. However, if the flies escape they can spread without any control. Olive flies are regarded as a species that spreads rapidly in a suitable habitat. Over time their offspring might be distributed throughout the Mediterranean region and all the locations where native populations occur. A broad coalition of mostly representative organisations from Mediterranean countries such France, Greece, Italy, Portugal and Spain are demanding that any release of these flies should be banned completely.

The intention of Oxitec is that the male transgenic flies will mate with the female native flies, and thereby introduce their artificial genes into the native population. As a result, it is thought that the population of native olive flies will decrease and eliminate economic damage to olive production. If the technology goes ahead as planned by Oxitec, it could, after a long period of time, lead to a reduction of the fly species population in the areas affected. Biodiversity could be severely disrupted, with all the various potential consequences and side-effects for the sensitive balance of the ecosystem, the environment and food production systems. Additionally, there is a high likelihood that the artificial genes will end up being permanently present in the native populations. The Oxitec flies are manipulated with synthetic DNA, which is a mix of maritime organisms, bacteria, viruses and other insects. While Oxitec claims their strains were genetically stable in the laboratory, nobody can predict genetic stability or the ecological behaviour of these insects once released.

« Releasing genetically engineered insects into the environment is a dangerous experiment that will effectively turn the whole of Europe into an open air laboratory. Insects do not respect boundaries and no sterility is 100% effective. They could escape the test area and if, as with many experiments, things do not go according to plan, it will be impossible to shut the experiment down. And any control or withdrawal of the genetically engineered insects would be impossible, even more so than GE crops. » says Dr Janet Cotter of the Greenpeace International Science Unit

Margarida Silva, from Portuguese GM-Free Coalition says: « We must not tolerate irresponsible experiments that will inevitably translate into accidental releases of genetically engineered animals into the environment. With the planetary support systems already under stress, any further irreversible damage is unacceptable. In addition, no consumer is interested in eating olives stuffed with dead GM larvae. It’s time we invested in holistic and sustainable crop protection that puts consumers and farmers on the same page. »

Victor Gonzálvez from, SEAE (Sociedad Española para la Agricultura Ecológica) says: « Spain is the first producer of organic olive oil worldwide with an extension of 170.000 hectares of arable land. If in any case, the olives are in contact with the new biotech fly larvae, organic producers could lose certification and consumer trust in organics would be undermined. Moreover, the impact on human health is not properly assessed. »

« This technology appears to have the potential to endanger biodiversity, organic farming and the future of olive production in the Mediterranean region. We assume this experiment is driven by the interests of Oxitec and its investors to gain maximum profit from its patented technology », says Christoph Then for Testbiotech, ”It is time to give a clear signal that these organisms should not be released. Nowhere. Never. »

It is not clear if the experiments have yet been authorised by the national authorities. If so, it would be the first release of genetically engineered animals in the EU. In 2013, the first application to conduct field trials in Spain was withdrawn after public protests. The recent Oxitec application was filed in March 2015. However, it did not appear in the EU public register before last week. The planned start of the release is July 2015.

Olive flies are known to cause substantial economic damage to olive producers. Currently, olive flies are controlled with insecticides, or by using biological means such as insect traps, sustainable pruning, irrigation practices or irradiated sterile insects. The negative socioeconomic impacts of the field trials might be immense. For example, organic farmers might not be able to avoid their products coming into contact with these flies, and therefore their food products might then contain the biotech-larvae. Markets could be lost as a consequence – and in an extreme scenario, the whole of the harvest in the Mediterranean area could be affected if consumers reject those products.

Organisations signing:
Agrobio (Portugal), Amigos de la Tierra (Spain), BiotechWatch (Greece), Criigen (France), Ecologistas en Acción (Spain), Fédération Nationale d’Agriculture Biologique – FNAB (France), Fondation Sciences Citoyennes (France), Générations Futures (France), Greenpeace (Spain), IFOAM (Brussels), OGM dangers (France), Plataforma Andalucía Libre de Transgénicos (Spain), Portuguese Plataforma Transgénicos Fora (Portugal), Red de Semillas (Spain), Rete Semi Rurali (Italy), SEAE (IFOAM EU member, Spain), Sociedad Española para la Agricultura Ecológica, Testbiotech (Germany
).

Contacts:

  • Spain: Luís Ferreirim Greenpeace España, Tel +34 91 444 14 00
    Víctor Gonzálvez – Director, Sociedad Española de Agricultura Ecológica. SEAE (IFOAM EU member) vgonzalvez[@]agroecologia.net, Tel: +34 627343399,
  • Portugal: Margarida Silva, Plataforma Transgénicos Fora, info@stopogm.net, Tel: +351-917301025 Jaime Manuel Carvalho Ferreira direccao[@]agrobio.pt, Presidente da Direcção, Associação Portuguesa de Agricultura Biológica, tel. 00351 213 641 354;
  • Germany: Christoph Then, Testbiotech, Tel +49 15154638040, info[@]testbiotech.org

Further Informations:
Oxitec application for trials: http://gmoinfo.jrc.ec.europa.eu/gmo_report.aspx?CurNot=B/ES/15/06 More information on Oxitec technology: www.genewatch.org/sub-566989
Previous media release: www.testbiotech.org/node
/875


Publié dans : Communiqués de presse, Déontologie de la recherche, Deontology of research |

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