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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 07:37

Note de l'administration du blog:Tant pis si certains entre vous n'ont pas eu le privilège de lire les pages de réclame mensongère que s'offre – à vos frais- la multinationale Veolia Environnement..

Mais à choisir, il faudrait plutôt lire ce que notre cher ami, Maurice Sarazin peut nous apprendre ,et ce que veut dire “Ocréal est un site 100% conforme à la réglementation".

Rappel:

Cette usine d'incinération des ordures ménagères (fleuron de la technologie...) de Lunel Viel, Hérault, a pris feu le 26 juin 2002. (Cf. image ) rebelote le 15 janvier 2012.

Résultat : pollutions massives dont ni la DREAL, ni l'exploitant vous en parlera et pour cause.

Qu'en est -il de l'Étude épidémiologique ?

En fait,il ne faut surtout pas nuire à l'image de marque d'une technologie surannée – pour ne pas dire préhistorique - qui raccourcie la vie des riverains et finalement de tout le monde, Puisque, grâce a ces criminels, partout les nappes phréatiques, la chaîne alimentaire et la population humaine sont devenues les décharges les plus importantes pour les rejets de cette civilisation industrielle. L'ancien ingénieur et président actuel de l'Appel http://www.lappel.net/ vous invite a comprendre mieux l'enjeu (Cf. ci-dessous).

L'Incinérateur Ocreal de Lunel-Viel sous haute surveillance 14 Nov 2011 https://www.youtube.com/watch?v=2dpLq02IXuI.

Incendie maîtrisé à Ocréal http://www.midilibre.fr/2012/01/16/un-incendie-mineur-a-l-interieur-d-ocreal,444522.php.

Incinération: importants rejets aériens ignorés en cas d'arrêt d'urgence ! 2 octobre 2010 http://adence70.eklablog.com/incineration-importants-rejets-aeriens-ignores-en-cas-d-arret-d-urgenc-a112682926.

« Chers adhérents, sympathisants, amis, SMEPE et OCREAL, »

Vous trouverez en pièce jointe la lettre ouverte distribuée sur le Lunellois par OCREAL début août 2015. Sachez que c'est avec l'argent que les usagers payent pour faire traiter leurs déchets qu'OCREAL peut se permettre cette belle publication en couleur. Il faudrait donc croire que les revenus qu'OCREAL tire de son exploitation ont des marges suffisantes pour couvrir une telle dépense sans affecter sensiblement ses bénéfices ? L'APPEL, eu égard à ses modestes moyens, regrette de ne pouvoir répondre en utilisant des moyens aussi dispendieux. Veuillez donc nous excuser de cette modeste réplique qui vise à mettre en évidence certaines contre-vérités imprimées à grands frais ainsi que quelques "non dits" pourtant pertinents. Il est bien connu que certains propagandistes auraient dit : "Plus un mensonge est gros, plus il a de chances d'être cru", à notre époque du "tout publicitaire", quand c'est imprimé en couleur, c'est très certainement tout aussi mensonger mais ça se voudrait sans doute plus crédible !

OCREAL, certes experte en communication, aura peaufiné pendant presque deux mois cette lettre ouverte mûrement réfléchie. Elle nous intoxique encore plus sûrement par ses propos que par les émissions de son incinérateur. Bien que ce ne soit pas stipulé dans cette lettre, OCREAL semble répliquer au communiqué de presse relatant l'interview du professeur Dominique Belpomme avant sa conférence du vendredi 19 juin 2015, faite à l'initiative de l'association "Lunel-Viel Veut Vivre", que nous saluons au passage pour cette excellente initiative. Cet illustre professeur dont la notoriété est reconnue par la communauté scientifique internationale ne peut être remise en cause par personne, et certainement pas par ceux dont la préoccupation dominante consiste à favoriser les bénéfices d'exploitation en faisant croire qu’ils ont une mission essentielle pour la protection de notre environnement ? Vous noterez que la presse locale, sans doute tancée par OCREAL, s'est abstenue de tout compte rendu de cette conférence qui a pourtant bénéficié d'une très nombreuse assistance.

En effet, contrairement à ses affirmations OCREAL n'est pas "Au service du territoire et de l'environnement" mais bien évidemment au service d'un groupe multinational du déchet qui vise avant tout un maximum de profit en excluant toute prise de risques. Car OCREAL SAS au modeste capital, est bien là pour les assumer à sa place. Autrement ce serait ledit groupe qui exploiterait directement cet incinérateur !

Quant à la transformation en électricité de nos déchets, l'énergie électrique vendue à EDF ne représente que 17,5 % du potentiel d'énergie thermique contenu dans les déchets incinérés. Il faut donc faire abstraction de toute vérité scientifique pour oser affirmer qu'il s'agit d'une valorisation ?

"Pourtant nos résultats sont conformes à la réglementation". Voilà une Affirmation peu rassurante quand on sait que la réglementation est élaborée en accord avec les industriels et que seules les valeurs limites d'émission techniquement réalisables sont officiellement règlementées. C'est ainsi entre autre que la norme européenne de VLE pour les dioxines est limitée à 0,1 nanogramme par Nm3 de fumée, alors que la recommandation des USA est 100 fois inférieure ! De plus, tous les chimistes s'accordent pour reconnaître que le nombre de molécules synthétisées par l'incinération culminerait à plusieurs milliers. Or, le nombre de molécules réglementairement contrôlé dans les fumées est inférieur à une cinquantaine ! Toutes les autres seraient donc inoffensives ? Nous n'en savons rien car elles n'ont pas été étudiées nous répondent les plus éminents toxicologues consultés !

"L'incinération est un maillon de la chaîne de gestion des déchets" : Certes, il s'agit bien d'un maillon, mais d'un maillon non indispensable car en beaucoup de lieux, en France et à l'étranger, on sait traiter les déchets sans incinération. Il est bon de rappeler que dans la hiérarchie des modes de traitement inscrite dans la réglementation, l'incinération arrive en 4ème position, juste avant l'enfouissement. Or l'incinérateur de Lunel-Viel fut contractuellement conçu pour traiter la totalité des déchets produits sur les communes adhérentes du SMEPE, et même encore aujourd'hui on y incinère la plus grande part des déchets qui y sont produits.

"Ocréal accueille des déchets non dangereux et non recyclables" : Il s'agit d'une affirmation sans preuve car lors de la collecte qui se fait dans la précipitation, les « rippers » n'ont pas le temps d'ouvrir les sacs poubelles et ne contrôlent absoluement pas ce qu'ils mettent dans les bennes. De même, au dépotage dans la fosse de l'incinérateur, personne ne peut contrôler ce qui tombe des bennes. Il est quasi certain que des déchets dangereux sont incinérés avec les déchets ménagers. Ocréal, avec 28 salariés travaillant en 3x8 à raison de 35 h par semaine ne dispose de la présence que de deux personnes la nuit et d'environ 4 en moyenne journalière. Dans ces conditions contrôler journellement le déchargement de 384 T ( 1280 m3, soit environ le volume interne de 5 appartements de 100 m2 !) arrivant entre 4 h et 11 h du matin, relève de la mission impossible ! On incinère donc n'importe quoi ! D'ailleurs les services compétents de l'Etat y font incinérer de temps à autre des quantités non négligeables de drogues que l'on ne peut, certes pas, qualifier de déchets non dangereux.

"Les incinérateurs sont des installations réglementées et contrôlées" : Encore une affirmation sujette à caution car la réglementation, comme exposé ci-avant, est élaborée avec l'accord des industriels et les DREAL ne disposent pas d'inspecteurs spécialisés en quantité suffisante pour véritablement contrôler ces installations. Généralement les DREAL n'interviennent que si elles sont alertées à la suite d'incidents effectivement signalés par les exploitants. Mais ces derniers semblent répugner à déranger les inspecteurs déja surchargés par le nombre d'installations classées à suivre sur le territoire national (plus de 550.000 installations classées pour un effectif national d'inspecteurs inférieur à 1000 postes ! Il est donc faux d'affirmer que "le bon respect de la réglementation est contrôlé par les DREAL". Rappelons pour l'exemple qu'en 2004/2005, la DRIRE n'a eu connaissance qu'avec 14 mois de retard de la crevaison de la plaque tubulaire d'un filtre à dioxines, ce qui a valu à OCREAL un arrêt obligatoire de deux semaines pour réparation, mais sans aucune autre sanction au demeurant.

Il serait fastidieux d'énumérer plus en détail les inexactitudes dont OCREAL abreuve péremptoirement ses lecteurs dans cette lettre ouverte. Par contre il nous semble opportun d'attirer l'attention sur la discrétion d'OCREAL quant au coût réel de l'incinération : Rien dans cette lettre ouverte ne précise que le SMEPE prend à sa charge les frais de contrôle sur l'environnement, ni des importantes subventions accordées par les services de l'Etat pour la construction des installations de traitement des mâchefers, pour le transport desdits mâchefers ainsi que les subventions aux cimenteries (jusqu'à 65 € par tonne de mâchefer) pour qu'elles acceptent de les "valoriser" dans la charge des fours à ciment ! Le coût réel de l'incinération annoncé actuellement aux environs de 120 € par tonne, serait en fait supérieur à 150 € ! Ne parlons pas non plus de la grande mansuétude des services de l'Etat qui utilisent une formule de calcul surprenante dite de "Performance énergétique" permettant aux incinérateurs d'être exonérés de la TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes), ce qui s'apparente en quelque sorte à une fraude fiscale « administrative » ?

Pour notre part nous condamnons la diffusion par OCREAL d'informations incomplètes, inexactes mais rassurantes dans le seul but de réfuter des vérités que cette société voudrait bien occulter pour pérenniser son commerce.

Pour l'APPEL : Le Président, Maurice SARAZIN"

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