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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 09:34

Pétition : non à l’autorisation du glyphosate, « cancérogène probable » selon l’OMS !

– Vous aussi, signez !

L’autorisation européenne du désherbant le plus utilisé au monde, le glyphosate, expire fin 2015. Tout dépend maintenant de l’EFSA, l’autorité de sécurité des aliments : l’avis qu’elle remettra à la Commission européenne sera déterminant. Celle-ci doit décider d’ici quelques semaines de renouveler ou non cette autorisation pour dix ans. Pour des géants de la chimie comme Monsanto, Bayer et Syngenta, cela signifie dix années de plus à engranger des bénéfices de plusieurs milliards en Europe ! On peut donc compter sur eux pour se montrer très convaincants auprès des experts européens.

C’est pourquoi nous, consommateurs, devons faire entendre notre voix et agir pour faire respecter le principe de précaution ! Tant que l’innocuité du glyphosate n’est pas scientifiquement établie, l’Union européenne se doit de protéger la santé de ses citoyens. Car le glyphosate, que l’on retrouve partout dans nos assiettes, pourrait présenter un sérieux danger pour notre santé. En mars, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait désigné le glyphosate comme « probablement cancérogène », et l’étude détaillée confirmant ce diagnostic vient d’être publiée fin juillet. Nous avons besoin de votre soutien dès maintenant pour envoyer un message fort à l’EFSA.

Appelez Bernhard Url, président de l’EFSA, à tenir compte des mises en garde de l’OMS. C’est ce qu’impose le principe de précaution, ancré dans le règlement 178/2002 qui fait office de « constitution européenne » en matière d’alimentation.

foodwatch a lancé cette pétition le 26 août 2015, en partenariat avec la Ligue contre le cancer.

-Articles"Les fourmis mieux que les pesticides"
http://actualite.housseniawriting.com/science/2015/08/31/les-fourmis-une-excellente-alternative-aux-pesticides/7795/ , et :"Qui évalue la dangerosité des herbicides ? Les vendeurs d’herbicides !"

Santé 31-08-2015

Le Roundup vit-il ses derniers mois en Europe ? Son classement comme « cancérogène probable » va-t-il bloquer le renouvèlement de son autorisation ? Pour contrer ce scénario, les industriels ont placé leurs pions…

Pour le Roundup, l’heure de vérité a sonné. A la fin de l’année 2015, la substance active de cet herbicide, le glyphosate, verra son autorisation européenne expirer. D’ici là, Bruxelles doit se prononcer sur un potentiel renouvèlement. « Le moment est crucial : avec une nouvelle autorisation, on est repartis avec ce produit pour les dix prochaines années », alerte Ingrid Kragl, directrice de l’information au sein de Foodwatch, une association de vigilance sur les produits alimentaires. Le 26 août, l’ONG a donc lancé une pétition, adressée à Bernhard Url, directeur exécutif de l’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, pour demander un non renouvèlement. En France, la Ligue contre le cancer s’y est associée.

« Cancérogène probable »

Car l’herbicide le plus épandu au monde inquiète. En mars dernier, le Circ (Centre international de recherche sur le cancer) classait le glyphosate dans la catégorie des « cancérogènes probables », le dernier stade avant celui de « cancérogène certain ». Une décision qui avait entraîné la contre-attaque des industriels. Le produit est également suspecté d’être un perturbateur endocrinien. Sans compter qu’il pourrait favoriser une résistance aux antibiotiques

Ces craintes en tête, faut-il continuer à épandre massivement la substance, présente dans 30 désherbants commercialisés en Europe par 400 entreprises, dans les champs, jardins et espaces verts du continent ? Foodwatch milite pour un « non » catégorique, demandant « l’application stricte du principe de précaution, présent dans les textes européens, qui permet d’interdire toute substance dès lors qu’elle est potentiellement dangereuse pour la santé ». La position de la Commission européenne est moins tranchée. Avant de prendre une décision, celle-ci consulte l’Efsa qui, elle-même, base son avis sur celui d’un Etat-rapporteur, en l’occurrence celui de l’Allemagne – terre d’origine des géants de la chimie Bayer et BASF –, via son institut fédéral d’évaluation des risques, le BfR.

Conflits d’intérêts

A rebours des inquiétudes du Circ, ce rapporteur se veut rassurant. « Les données disponibles ne montrent pas de propriétés cancérigènes ou mutagènes du glyphosate ni la toxicité du glyphosate sur la fertilité, de reproduction et de développement fétal », estime le BfR dans son ébauche de rapport. Comment expliquer des sons de cloches aussi différents ?

Au sein de Foodwatch, Ingrid Kragl a sa petite idée. « Le processus de réévaluation est une farce : plusieurs experts du BfR sont en effet directement salariés par des géants de l’agrochimie ou des biotechnologies », commente-t-elle. Un coup d’œil à la composition du comité du Bfr travaillant sur les pesticides et leurs résidus confirme. Deux salariés de l’entreprise BASF, un de Bayer : sur les 12 personnes qui composent le comité, un quart travaille directement pour des fabricants de pesticides. A l’inverse, « les scientifiques membres du CIRC sont sélectionnés sur l’absence stricte de conflits d’intérêts avec l’industrie », expliquait Le Monde en mars dernier. A l’époque, l’alerte de ces scientifiques, portée par l’OMS, n’avait déjà pas convaincu les rapporteurs allemands. Bizarrement…

A lire aussi sur Terraeco.net :
Perturbateurs endocriniens : « L’illusion d’un débat a été financée par l’industrie »
Cancérogène, le Roundup ? Monsanto attaque les chercheurs

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