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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 04:43

NDDL : la justice rejette tous les recours contre l'aéroport

Le tribunal administratif de Nantes a rejeté tous les recours déposés contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La balle est dans le camp des politiques pour décider de la reprise ou non des travaux.

Amenagement | 17 juillet 2015 | Florence Roussel

© groveb

Le tribunal administratif de Nantes a rejeté tous les recours déposés par les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il considère que les autorisations de travaux données par la Préfecture de la Loire-Atlantique sont légales.

Le dossier de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement des Pays de la Loire (Dreal) pour la construction d'une desserte routière de l'aéroport respecte ainsi le code de l'environnement que ce soit en matière de loi sur l'eau ou d'espèces protégées. Le dossier de la société concessionnaire Aéroports du Grand Ouest (AGO) est lui aussi validé sur ces deux aspects mais pas en l'état. Concernant l'autorisation donnée au titre de la loi sur l'eau, le tribunal demande à l'aménageur de ramener la surface maximum des places de parking de plein air prévus de 38 m2 à 25 m2, représentant ainsi 8 ha de terres soustraites à l'emprise de ces aménagements.

"Cette décision confirme la parfaite conformité du projet au droit, et le respect des procédures encadrant la réalisation des projets d'infrastructures", commente Manuel Valls dans un communiqué. Le Premier ministre en déduit une reprise des travaux alors qu'ils étaient suspendus depuis fin 2012. "Le projet va donc pouvoir se poursuivre, en concertation avec les collectivités locales et la Commission européenne, dans un souci d'exemplarité environnementale et de respect scrupuleux des procédures nationales et communautaires", précise-t-il.

A quand la reprise des travaux…

La reprise des travaux est très attendue par certains acteurs à l'image des chambres de commerce et de l'industrie (CCI) de la région. "Alors que l'Etat veut relancer l'emploi, il serait incompréhensible qu'il attende davantage pour lancer un projet qui va générer 5,4 millions d'heures de travail et 3.000 emplois sur la durée du chantier. Attendre davantage alors que l'aéroport actuel ne peut s'étendre pour des raisons environnementales autour du lac de grand-Lieu, zone Natura 2000, serait un coup fatal porté au développement du Grand Ouest après l'abandon de l'A831", soulignent Bruno Hug De Larauze, président de la CCI Pays de la Loire et Alain Daher, président de la CCI Bretagne dans un communiqué commun.

Pour l'association contre le survol de l'agglomération nantaise (ACSAN), il est clair que cette décision doit conduire l'Etat à commencer les travaux de l'Aéroport du Grand Ouest "dans des délais raisonnables, puisque plus rien ne s'oppose désormais à cet engagement".

Au contraire, pour les élus EELV, opposés au projet, la reprise des travaux serait une provocation. "Le gouvernement s'est engagé à geler les travaux jusqu'à épuisement des recours juridiques, appel(s) compris", précisent Julien Bayou et Sandrine Rousseau, les porte-parole nationaux. "Un appel des opposants au projet - auquel EELV apporte tout son soutien - est légitime et nécessaire", ajoutent-ils.

Les associations FNE Pays de la Loire, Bretagne Vivante, la LPO Loire-Atlantique, Eau & Rivières de Bretagne et SOS Loire-Vivante-ERN France ont d'ores et déjà déposé leur appel. Elles comptent critiquer l'analyse des juges de premières instances. "Minimisation de la portée du rapport du collège d'experts scientifiques, refus d'examen comparé d'autres sites quant à la présence de zones humides, erreur dans l'échelle d'appréciation de l'état de conservation des espèces … Les motifs de fragilité du raisonnement du tribunal administratif ne manquent pas, justifiant notre choix de le contester devant le juge d'appel", estime Yves Lepage, vice-président de FNE Pays de la Loire.

… sous l'œil vigilant de l'Europe

Gilles Huet, délégué général d'Eau et Rivières de Bretagne, rappelle quant à lui que la construction doit encore nécessiter des autorisations notamment d'urbanisme. De même, la présence d'une espèce de campagnol pointée du doigt par les experts du Conseil national de protection de la nature (CNPN) doit faire l'objet d'une autorisation de destruction d'habitat.

Sans oublier la Commission européenne qui suit attentivement le dossier et le respect de la directive de 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement. Le tribunal de Nantes a estimé que l'aéroport et le réaménagement des voiries aux alentours ne constituaient pas deux projets interdépendants, et ne nécessitait donc pas d'évaluation environnementale globale. Pourtant, ce point suscite de vives critiques de la part la Commission européenne : "La France fait sur ce projet l'objet d'une mise en demeure de la Commission pour violation de la directive sur l'évaluation environnementale des plans et programmes, rappelle Gilles Huet. Or, cette mise en demeure n'a toujours pas été satisfaite."

En attendant, les opposants de l'aéroport qui occupent la zone de travaux se préparent à contrer une action policière visant à les déloger. Ils ont réactivé la mobilisation avec pour mot d'ordre : "S'ils reviennent, on résistera plus fort encore !"

Toucher le fond.

ecologie-radicale.org

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Point n’est besoin d’un grand effort d’analyse pour mesurer le degré de déliquescence avancée de la politique, tant l’indigence des gouvernants s’affiche aujourd’hui.

Loin de servir l’intérêt général, le bien public, des convictions que l’on pourrait partager ou récuser, les hommes au pouvoir révèlent ce qu’ils sont : les jouets des oligarques de la finance et des lobbies choyés parce que craints.

Il n’y a pas que l’éclatant scandale du diktat létal imposé à la Grèce qui illustre ce délitement de la démocratie, cette abdication du politique face à l’argent.

Restons, en France, pour apprécier la chute.

Sans devoir inviter le premier ministre ou le président sur son bateau privé, comme il le fit pour l’ancien président de la république, le dirigeant de VINCI doit savourer l’empressement du gouvernement à l’assurer que l’aéroport de NOTRE DAME DES LANDES se fera.

Tant pis, pour le climat, la pollution, les gaz à effet de serre, le déménagement de la biodiversité !

Avec une superbe incohérence, masquant une turpitude, les mêmes politiciens se donneront en spectacle, en décembre prochain, en énergiques défenseurs de la planète, soucieux d’obtenir un accord international, lors de la conférence de PARIS, consacré au réchauffement, histoire de sauver, non pas la vie sur terre, mais leur image.

Bien sûr, avec des mots menteurs, ils affirmeront que le Grand Ouest a besoin d’un grand aéroport et que ce n’est tout de même pas cette petite infrastructure locale qui va commander le sort de l’atmosphère !

Le même premier ministre, ami de la société PIERRE ET VACANCES soutient le centerpark de BOYRON, en ISERE, et affirmera qu’un petit déboisement local ne représente pas une bien grave agression contre la nature.

Le raisonnement, ou plus exactement son absence, prévaut systématiquement pour les commis des oligarques et des lobbies qui contrôlent les Etats.

Les gouvernants n’ont été élus, d’ailleurs, que parce que les oligarques, propriétaires des chaînes de télévision et des journaux, l’ont bien voulu.

La propagande officielle dénoncera les opposants aux grands projets, les « zadistes », les écologistes, dans leurs médias, sur le thème : « Ces extrémistes sont contre tout. On ne peut plus rien faire ».

Or, la vérité, l’objectivité des faits, confirment que les détenteurs du pouvoir participent de la destruction absolue de la nature et que de projets en projets, d’aménagements en aménagements, d’infrastructures en promotions, ils cancérisent la terre.

Leur logique de croissance purement spéculative, prévaricatrice s’avère radicalement incompatible avec leurs déclarations vertueuses en faveur du climat et de la biodiversité.

Avec un tel gouvernement, la « bravitude » n’est pas à l’ordre du jour et les agrimafieux n’auront pas à saccager le bureau de la ministre de l’écologie comme ils le firent, en totale impunité, lorsqu’elle s’appelait Dominique VOYNET.

Car, en ce pays, avant de brûler une perception, de souiller une préfecture, de manifester sans déclaration préalable, ne manquez pas de souscrire un brevet d’immunité, en émargeant à certains corporatismes qui font si peur à nos inconsistants politiciens.

En ce mois de juillet, l’actuelle ministre de l’écologie propose de recruter une brigade d’une dizaine de chasseurs, jeunes sans emplois, pour « tuer des loups ».

Que les crétins des ALPES et d’ailleurs considèrent le loup comme nuisible, mangeur de petits chaperons rouges, comme ils imaginent que la chouette porte malheur, que la belette boit le sang de ses proies, que la buse attaque les poules et que la nature se compose des animaux qui se mangent « des gibiers », et des animaux qui ne se mangent pas « des nuisibles », est excusable. L’ignorance, l’arriération, l’obscurantisme affectent encore gravement nos sociétés dans ce domaine comme dans quelques autres.

Les demeurés bénéficient de la circonstance atténuante d’être ce qu’ils sont.

Mais, les politiciens obtinrent dans leur jeunesse ambitieuse des diplômes supérieurs. Ils savent que l’animal est un être sensible, que la nature se meurt, victime du parasitisme humain. Ces politiciens se révèlent coupables d’agir en fossoyeurs de la vie.

Au lieu de tenir un discours clair, pédagogique, responsable, respectueux du peuple, ils s’avilissent en épousant les intérêts sordides des oligarques ou en flattant les pires errements.

Si la France ne parvient pas à cesser le saccage de son territoire, à préserver la faune et la flore, comment pourrait-elle demander au monde d’adopter un autre développement que celui d’une course à l’abîme au profit des oligarques ?

Comment peut-on attendre des Indiens qu’ils sauvegardent les derniers tigres et les Africains les derniers éléphants et les grands singes, si, ici et maintenant, on refuse la présence des loups, des ours et des lynx ?

Je lis que mes amis défenseurs du vivant déplorent le refus de l’actuelle ministre de l’écologie de les recevoir.

Bien que majoritaires, nous ne faisons pas peur.

Nous ne cassons pas du mobilier urbain, ne troublons pas l’ordre public et n’aurions d’ailleurs aucune immunité pour le faire, à la différence du lobby des ennemis de la terre.

Pour ma part, je ne m’afflige nullement de ce refus. Je ne daigne pas rencontrer une ministre qui insulte sa fonction en recrutant une brigade de chasseurs employés à tuer des loups, espèce théoriquement protégée en Europe !

Ce que j’attends du premier ministre, amateur de torture tauromachique, soucieux des intérêts de VINCI et de PIERRE et VACANCES, ainsi que de sa ministre, fusilleuse des loups, tient à ceci :

Qu’ils s’en aillent !

Ils touchent le fond et l’arbre, l’animal et l’homme n’ont rien à espérer de ces personnages.

Évidemment, les maîtres du monde,c’est-à-dire les détenteurs des « temps de cerveaux disponibles » ont déjà préparé la fausse alternance, ramenant au pouvoir l’autre équipe de commis de leurs intérêts.

Il faudra un sursaut, une rupture, un choc culturel pour passer d’une société de parasitage du vivant à une société de symbiose.

Tel est notre défi.

Gérard CHAROLLOIS

Mis à jour (Dimanche, 19 Juillet 2015 10:26)

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