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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 05:46

Deux ou trois regards qui instruiront le "consommateur"de nourriture ou de vêtements en coton,avec:

-un article du monde sur les activités de la maffia de la finance:malbouffe ,spéculation et "cotation" en bourse des récoltes, accaparement de la terre qui nourrit,

-et le documentaire de Linda Bendalli passé sur FR3 hier soir, ‘’de la terre à l’assiette’’ ? Il est en replay pendant qq jours. Vers la fin, il y est question de tomates industrielles, de variétés de tomates traditionnelles/hybrides avec qq chiffres de teneur édifiante fournis par les "Croqueurs" et aussi par le GNIS qui se retrouve dans une position affligeante.

On retrouve l'agronome Marc Dufumier et l’excellent Jean Pierre Berlan . très bon dans sa synthèse.

Le dernier mot est pour M Dufumier,"il y a urgence de changer ,on va changer de politique "

Le résultat de ces abus est ressenti jusqu'ici avec la grogne des bonnets rouges,mais aussi à l’échelle mondiale .

-il est certain que des pays réagissent déjà ,comme le Burkina Faso ,qui comme premier producteur continental de coton (GM ) pourrait poursuivre en justice Monsanto pour le manque à gagner que le géant lui fait subir !Lire Jeune Afrique ...

http://pluzz.francetv.fr/videos/que_mangeons_nous_vraiment_%2C124554381.html

Les nouveaux maîtres de la terre

LE MONDE | 29.06.2015 à 10h23 • Mis à jour le 29.06.2015 à 12h12 | Par Daniel Psenny

Une enquête édifiante sur l’agriculture mondialisée (lundi 29 juin sur France 3 à 20 h 50).

Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans le monde agroalimentaire ? C’est la question posée par les journalistes Linda Bendali et Sophie Le Gall qui, à travers leur enquête très fouillée et édifiante, montrent que, dans l’agriculture mondialisée, les nouveaux maîtres de la terre préfèrent la rentabilité financière à court terme à la pérennité du savoir-faire paysan. Au fil de séquences, tant en France qu’à l’étranger, paysans, sociologues, agronomes et économistes expliquent de manière limpide pourquoi et comment la grande industrie a manipulé à son profit les règles de la nature et détérioré la qualité des aliments comme le lait, la viande ou les légumes.

De petites exploitations françaises jusqu’à la Bourse de Chicago, où se fixe le prix mondial du soja, en passant par les labos qui fabriquent des semences pour des cultures hors-sol, les deux journalistes nous entraînent dans un monde en totale mutation, dépressif, et, malheureusement, en voie de disparition. A l’exemple de la Bretagne où, après avoir profité pendant de très nombreuses années des subventions gouvernementales pour l’industrialisation de l’agriculture et la production intensive à destination d’un marché unique, les paysans bretons et toutes les filières qui les accompagnaient se retrouvent sans avenir. Un modèle productiviste à bout de souffle et sans défense face aux géants de l’industrie agroalimentaire qui dictent leurs lois, en matière de production et de prix. « Nous n’avons plus aucune perspective », s’indigne une des responsables des « bonnets rouges ».

Solidarité territoriale

En trente ans, sous l’effet de la crise et des politiques contradictoires, un tiers des exploitations agricoles ont disparu en France. « Il se dessine, petit à petit, une agriculture sans agriculteurs », souligne la sociologue Dominique Jacques-Jouvenot. La filière du lait a été la plus touchée en raison des prix imposés par les industriels qui sont désormais en situation de monopole. Etonnamment, c’est celui qui achète qui fixe le prix et peut se permettre, comme le montre bien l’enquête, de pénaliser financièrement le paysan à sa guise sans avoir à se justifier. « Si on se révolte, ils nous disent qu’ils trouveront moins cher en Roumanie », dit un paysan au bord de la faillite.

Pourtant, le choix de la qualité peut payer et même être rentable. C’est le cas en Franche-Comté où les paysans se sont organisés en coopératives et font de la résistance. Grâce à une solidarité territoriale qui leur permet d’échapper aux diktats financiers des industriels, leur lait est mieux payé. Les producteurs de Franche-Comté peuvent même se partager les bénéfices et maintenir l’emploi. « Nous n’avons pas d’actionnaires à rétribuer », plaisante un paysan, fier de la qualité de son fromage.

Quand les traders font la loi

Mais, à l’autre bout de la planète, peu importe la qualité. Aux Etats-Unis, ce sont les traders qui font la loi. Les analystes financiers ont remplacé les paysans et étudient pour eux, en temps réel, les fluctuations du marché. Le moindre incident concernant la météo ou une grève dans les transports a une répercussion sur les prix des matières premières. « Spéculer est désormais la règle d’or. C’est le libéralisme, c’est ce qui mène le monde », dit un trader.

Un autre monde alimentaire est-il alors possible ? Cela paraît compliqué. « Ce sont les agronomes de labo qui ont pris le pouvoir », dit Jean-Pierre Berlan, agronome et économiste. « Celui qui contrôle les semences contrôle toute la chaîne alimentaire et c’est pourquoi il est grand temps de se réconcilier avec la nature car c’est elle qui aura le dernier mot », dit-il.

Que mangeons-nous vraiment ? De la terre à l’assiette, de Linda Bendali et Sophie Le Gall (France, 2015, 95 min). Lundi 29 juin sur France 3 à 20 h 50


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2015/06/29/les-nouveaux-maitres-de-la-terre_4663686_1655027.html#7wetPz8dW6MXkLz0.99

Coton : le Burkina Faso poursuivra-t-il Monsanto ?

(Agence Ecofin) - Monsanto traverse actuellement un passage difficile au Burkina Faso. Le géant américain de la biotechnologie, qui a récemment assisté à une réduction de moitié des superficies consacrée à la culture de son coton transgénique, pourrait également faire l’objet de poursuites.

En effet, indique le magazine français Jeune Afrique qui évoque « une source bien informée », l’interprofession du coton burkinabè pense à attaquer Monsanto en raison du manque à gagner provoqué par la baisse de la qualité de la fibre issue de son coton transgénique.

Du côté du groupe, on se défend déjà en évoquant la possibilité que des facteurs autres que l'origine transgénique du coton puissent affecter la qualité des récoltes. «Plusieurs facteurs ont un impact sur la qualité de la fibre de coton, dont les conditions environnementales. Mais nous travaillons avec nos partenaires pour livrer un coton transgénique aux performances indéniables.», a affirmé Doulaye Traoré, directeur des affaires publiques Afrique de l’Ouest chez la filiale burkinabè de Monsanto.

Pour la compagnie, un désaveu au pays des hommes intègres constituerait un échec susceptible de faire pièce à ses ambitions africaines. En effet, le Burkina Faso est l’un des rares pays africains à avoir opté pour les OGM, un pari qui, jusque-là, semblait plutôt réussi puisque le pays se classe premier producteur continental d’or blanc.

Aaron Akinocho

Le Burkina Faso prend ses distances avec Monsantohttp://www.jeuneafrique.com/mag/235765/economie/le-burkina-faso-prend-ses-distances-avec-monsanto/

Publié le 29 juin 2015 à 12h28

Par Marion Douet

@mariondouet

Mécontents de la qualité de la fibre, les producteurs vont diviser par deux les surfaces de coton cultivées avec des semences transgéniques de la firme américaine. Avant de les abandonner ?

Si ce n’est pas un camouflet, cela y ressemble. Les producteurs de coton burkinabè vont progressivement réduire les superficies consacrées au coton transgénique, soit quelque 660 000 ha au total. Selon nos informations, la décision aurait été actée par les trois sociétés cotonnières (Sofitex, Socoma et Fasocoton).

Cette semence OGM, produit d’une coopération entre l’américain Monsanto et la recherche publique burkinabè, représente 70 % des surfaces cultivées au Burkina Faso, premier producteur du continent avec 800 000 tonnes de coton-graine attendues en 2015-2016.

Vendue à 26 000 F CFA par hectare (près de 40 euros), contre 870 F CFA pour la semence conventionnelle, sa principale promesse est de diviser par trois le nombre de traitements phytosanitaires nécessaires. Si cet objectif a été rempli, il semble que les rendements soient plus faibles que ceux attendus et surtout que la qualité se soit détériorée, selon Bruno Bachelier, chercheur spécialiste du coton au Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement (Cirad), à Paris. « Les résultats sont en dessous des attentes, c’est admis. D’ailleurs, les pays voisins n’ont pas suivi le mouvement », soutient-il.

Dédommagement

Selon une source interrogée par Jeune Afrique, l’interprofession envisage de réclamer à la firme américaine un dédommagement pour le manque à gagner (lié à la décote sur le marché d’un coton de moins bonne qualité) de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA accumulé depuis l’introduction du transgène en 2009.

Dans ce bras de fer entre les sociétés cotonnières et Monsanto, ce dernier se défend : « Plusieurs facteurs ont un impact sur la qualité de la fibre de coton, dont les conditions environnementales. Mais nous travaillons avec nos partenaires pour livrer un coton transgénique aux performances indéniables », avance Doulaye Traoré, le directeur des affaires publiques Afrique de l’Ouest chez Monsanto Burkina. Il faut dire qu’avec un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros dans la région Europe-Afrique au titre de l’exercice clos à la fin d’août 2014, l’enjeu est grand pour Monsanto. Depuis quelques années, il tente d’avancer ses pions sur le continent. Un échec au Burkina Faso, considéré comme son cheval de Troie en Afrique de l’Ouest, pourrait sérieusement compromettre ses ambitions.

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