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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 03:50

Note de l'administration du blog :pour aller au delà du silence assourdissant du monde scientifique voici une revue de presse et le Communiqué de presse du CRIIGEN annonçant cette nouvelle sur la fausseté généralisée des tests de laboratoire sur les rats .

En supplément voici un rapport que Green peace à publié qui s'intitule« Les pesticides sèment le trouble », faisant état des impacts sanitaires dus à l’utilisation de ces substances qui mettent l'équilibre de notre santé grandement en jeu !

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2015/06/18/nouvelle-etude-de-ge-seralini-les-tests-de-laboratoire-sont-fausses-750233.html

Nouvelle étude de G.E Séralini : "Les tests de laboratoire sont faussés"

Le professeur caennais - Gilles-Eric Séralini - révèle ce jeudi 18 juin une nouvelle étude selon laquelle les aliments, utilisés pour les rats de laboratoire sont contaminés. En l'analysant, lui et son équipe ont détecté des traces de pesticides, de métaux lourds et d'OGM. Son interview dans le JT.

  • Par Pauline Latrouitte
  • Publié le 18/06/2015

© JOHN THYS / AFP Professeur Gilles-Eric Seralini, en 2013 à Bruxelles.

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Contexte de l'étude : La réponse du berger à la bergère

Lorsqu'il a publié son étude tonitruante en 2012 sur la toxicité des OGM sur les rats, ses détracteurs lui avaient rétorqué que les rats présentaient naturellement des tumeurs mammaires et que son étude ne prouvait rien du tout. Alors, le professeur caennais a voulu comprendre pourquoi ces animaux de laboratoire sont prédisposés à développer de nombreuses pathologies :

  • 13 à 71% des animaux eux présenteraient spontanément ou naturellement des tumeurs mammaires
  • 26 à 93% des tumeurs hypophysaires
  • Le fonctionnement des reins de ces animaux serait fréquemment déficient.

L’origine de ces pathologies est-elle génétique ou bien relève-t-elle de l’influence de l’environnement ?

  • L'étude sur l'alimentation des rats de laboratoire

Le Professeur Gilles-Éric Séralini et son équipe, soutenu par le CRIIGEN, ont donc analysé, avec l’aide de laboratoires accrédités, la nourriture des animaux de laboratoire. Cette alimentation, provenant des cinq continents, est habituellement considérée comme équilibrée et hygiénique. Or, sur 13 échantillons communs de croquettes pour rats, provenant de 9 pays, l'équipe a trouvé des traces de :
- 262 pesticides
- 4 métaux lourds
- 17 dioxines et furanes,
- 18 PCB et 22 OGM.

Les résidus du Roundup et ses génériques, ont été détectés dans 9 des 13 régimes, et 11 d’entre eux contenaient des OGM avec lesquels ce Roundup est amplement utilisé.

"On se rend compte que la nourriture donnée aux rats est extrêmement contaminées." Gilles-Eric Seralini

ITV G.E seralini

  • Quelles conclusions en tirer ?

​"La composition de cette nourriture augmente le bruit de fond et cache les effets secondaires des produits testés."


-Retard de la publication

Pressions sur une nouvelle étude du professeur Séralini

http://blogs.mediapart.fr/edition/la-mort-est-dans-le-pre/article/180615/pressions-sur-une-nouvelle-etude-du-professeur-seralini

18 juin 2015 | Par Philips Michel

Une nouvelle étude du professeur Séralini (Université de Caen) a fait l'objet de pressions de la part du lobby des pesticides : alors qu'une revue (PLoS One) s'était engagée à publier cette étude dès aujourd'hui, la revue en question, sous des prétextes douteux, a reporté cette publication...

L'étude en question est qualifiée de remarquable par les scientifiques qui en ont pris connaissance. Son résultat est facile à comprendre : les animaux (dont les rats) utilisés dans les laboratoires reçoivent une alimentation dite standard-normale-hygiénique qui est en fait imprégnée de multiples toxiques (dont le Roundup, métaux lourds et OGM). Il est donc impossible, dans ces conditions, de valider les études portant sur les effets de ces agents.

Lire ici.

Au travers de cet "incident" est confirmée la volonté du lobby des pesticides de "tout faire" pour s'opposer à la remise en question de l’innocuité de leurs produits (pesticides et semences-OGM).

Ce jour, le professeur Séralini était interviewé par France 3 : Voir ici.

Ce jour également, sur France Inter, dans l'émission "La Tête au Carré", un journaliste (le Docteur Dominique Dupagne) d'habitude assez critique vis à vis du professeur Séralini, a dit : "C'est une étude remarquable. (..) Là il ( Prof Séralini) démontre que les études des industriels sont faites avec une rigueur absolument nulle. Et moi honnêtement, je trouve qu'on devrait rétracter toutes les études de Monsanto". Pour écouter la totalité de l'émission (12 min), cliquer ici. Edifiant !

De quoi susciter de nouveaux débats passionnés sur Médiapart !

18 juin 2015 | Par Philips Michel

Une nouvelle étude du professeur Séralini (Université de Caen) a fait l'objet de pressions de la part du lobby des pesticides : alors qu'une revue (PLoS One) s'était engagée à publier cette étude dès aujourd'hui, la revue en question, sous des prétextes douteux, a reporté cette publication...

L'étude en question est qualifiée de remarquable par les scientifiques qui en ont pris connaissance. Son résultat est facile à comprendre : les animaux (dont les rats) utilisés dans les laboratoires reçoivent une alimentation dite standard-normale-hygiénique qui est en fait imprégnée de multiples toxiques (dont le Roundup, métaux lourds et OGM). Il est donc impossible, dans ces conditions, de valider les études portant sur les effets de ces agents.

Lire ici.

Au travers de cet "incident" est confirmée la volonté du lobby des pesticides de "tout faire" pour s'opposer à la remise en question de l’innocuité de leurs produits (pesticides et semences-OGM).

Ce jour, le professeur Séralini était interviewé par France 3 : Voir ici.

Ce jour également, sur France Inter, dans l'émission "La Tête au Carré", un journaliste (le Docteur Dominique Dupagne) d'habitude assez critique vis à vis du professeur Séralini, a dit : "C'est une étude remarquable. (..) Là il ( Prof Séralini) démontre que les études des industriels sont faites avec une rigueur absolument nulle. Et moi honnêtement, je trouve qu'on devrait rétracter toutes les études de Monsanto". Pour écouter la totalité de l'émission (12 min), cliquer ici. Edifiant !

De quoi susciter de nouveaux débats passionnés sur Médiapart !

La nourriture des rats de laboratoire fausse les études de santé publique, affirme Gilles-Eric Séralini

http://reporterre.net/La-nourriture-des-rats-de-laboratoire-fausse-les-etudes-de-sante-publique

Selon une étude réalisée par l’équipe du chercheur Gilles-Eric Séralini, la nourriture des rats de laboratoire serait contaminée aux OGM, pesticides et autres substances toxiques. Ce résultat pourrait remettre en cause 70 ans d’autorisations de commercialisation.

La nourriture des rats de laboratoires serait hautement contaminée aux OGM, aux pesticides et à d’autres substances toxiques. C’est ce que révèle une étude réalisée par Robin Mesnage et Nicolas Defarge, membres de l’équipe du chercheur Gilles-Eric Séralini, de l’université de Caen, avec le soutien du Criigen(http://www.criigen.org/). Cette étude remet en cause tous les tests réalisés au cours des 70 dernières années pour déterminer l’autorisation de commercialiser de nombreux produits chimiques. Mais la revue scientifique Plos One a retardé la publication de l’article qu’elle devait publier mercredi 17 juin. Gilles-Eric Séralini dénonce un possible “conflit d’intérêt”.

“C’est la première fois qu’on réalise une étude aussi vaste visant à évaluer autant de polluants à la fois”, explique le chercheur. L’équipe de scientifiques a analysé treize échantillons de croquettes utilisées pour nourrir les rats de laboratoire servant à tester l’innocuité des produits alimentaires. Les croquettes de l’étude provenaient des cinq continents afin de prendre en compte les disparités possibles dans les méthodes d’agricultures et leur composition. A partir de ces lots de nourriture, l’équipe a recherché les résidus de 262 pesticides, 22 OGM (organismes génétiquement modifiés), quatre métaux lourds, 17 dioxines et furanes, et 18 PCB (polychlorobiphényls).

Finalement, chaque lot de croquettes présente des quantités importantes de ces produits, pouvant provoquer des pathologies chez les rats de laboratoires. Le pesticide le plus présent dans l’alimentation, le Roundup, a été détecté dans 9 des 13 échantillons analysés. 11 d’entre-eux présentaient également des traces d’OGM. “Le lien entre les OGM et les pesticides est grand, rappelle Gilles-Eric Séralini. Dans 80 % des plantes transgéniques, elles sont modifiées pour être des éponges à Roundup. Les 20 % restant ont été modifiés pour produire leur propre pesticide”.

Les régimes alimentaires français des rats de laboratoires étaient ceux présentant le plus fort taux de métaux lourds, contenant du mercure et de l’arsenic.

Avec les PCB et les dioxines présents également dans les régimes, “les rats ont 40 % de risque supplémentaire de développer des maladies chroniques avec ces nourritures qu’avec des nourritures saines”, commente M. Séralini.

Soixante-dix ans d’étude remises en cause ?

Or, ces mêmes rats sont ceux qui ont permis de déterminer la toxicité des pesticides ou des OGM au moment de leur commercialisation. Pour tester les effets d’un produit sur un rat, on injecte ce produit au rat et on compare sa réaction à un rat témoin, qui n’a eu normalement aucun contact avec le produit testé. Jusqu’à présent, la souche de rat utilisée était, selon les agences sanitaires, prédisposée à développer certaines pathologies, naturellement ou spontanément, telles que des tumeurs mammaires, des tumeurs hypophysaires, ou des déficiences aux reins. Avec ces “données historiques”, trouvées à partir des archives des industriels, on éliminait donc de la responsabilité des produits testés un certain nombre de pathologies développées par les rats.

Depuis 70 ans, 250 000 produits chimiques ont été autorisés à la suite de ces tests, qui pourraient pourtant bien être faussés. “Dans les études courantes avec les rats ainsi nourris, ils voient la même chose pour les rats témoins que pour les autres parce qu’ils nourrissent les rats avec de la nourriture contaminée”, explicite Gilles-Eric Séralini.

Si cette analyse était confirmée, cela signifierait que tous les tests ayant permis la commercialisation des pesticides et des OGM seraient biaisés, donc invalides. “Les rats devraient être nourris à l’alimentation bio, et issu d’une lignée saine”, commente Joël Spiroux de Vendômois, président du Criigen, « afin d’éviter à ceux-ci d’hériter des pathologies de leur lignée ».

Au-delà de ces questions, l’alimentation des rats de laboratoire pourrait avoir des conséquences plus larges. Ce sont les mêmes croquettes qui nourrissent les rats utilisés pour les tests pour les médicaments. Certaines pathologies chroniques pourraient ainsi être ignorées à cause de cette contamination. Quant aux croquettes utilisées pour nourrir les animaux de compagnie et les animaux d’élevage, leur composition serait “très proche de celle des rats de laboratoires”, comme l’a dit Nicolas Defarge. Des conséquences qui placent cette étude au centre des “problématiques de santé publique”, selon Joël Spiroux de Vendômois.

La publication retardée

Des résultats que l’équipe scientifique a présenté à la presse jeudi 18 juin, mais qu’elle n’a pas encore pu publier dans une revue scientifique reconnue. L’article devait, à l’origine, être publié mercredi 17 juin au soir. Mais la revue Plos One a averti l’équipe de Gilles-Eric Séralini de la prolongation de l’embargo sur l’étude, jusqu’à ce que ses auteurs y apportent quelques modifications. En cause : les remerciements et une phrase dans le résumé.

Ce n’est pas la première fois qu’une étude réalisée par Gilles-Eric Séralini et son équipe suscite une polémique. En 2012, la revue Food and chemical toxicology avait fini par retirer de sa publication des recherches portant sur les OGM et le Roundup. Cette nouvelle difficulté les amène à nouveau à douter de l’impartialité des revues scientifiques dans le choix de leur publication. “On est dans un système plus compromis que la FIFA [fédération internationale de football], avec des intérêts financiers en jeu”, indique Gilles-Eric Séralini.

Pour l’instant, l’étude est donc en attente de publication. Plos One pourrait la publier d’ici quelques jours si les modifications apportées lui conviennent, mais pourrait tout aussi bien ne pas y donner suite.

Source : Natacha Delmotte pour Reporterre

Image :
. dessin de rat : Pixabay
. Gilles-Eric Séralini : ©Natacha Delmotte/Reporterre

voici le Communiqué de presse du mercredi 17 juin 2015 du CRIIGEN annonçant cette nouvelle sur la fausseté généralisée des tests sur les rats en lab

Communiqué de presse CRIIGEN - Les tests pour la commercialisation de produits chimiques et d'OGM sont faussés par l'alimentation des rats de laboratoire -

Les résultats de l'étude scientifique seront expliqués demain matin à la conférence de presse à Paris !


Les tests pour la commercialisation de produits chimiques et d'OGM sont faussés par l'alimentation des rats de laboratoire

Caen, le 17 juin 2015

Les rats de laboratoire sont fréquemment utilisés pour tester des quantités de produits chimiques ainsi que les OGM, dernière étape avant la commercialisation pour connaître leurs effets sur la santé des mammifères, et présager des risques chez les humains. Pesticides, perturbateurs endocriniens ou du système nerveux, plastifiants et additifs alimentaires sont notamment concernés. Certains sont soupçonnés d’être cancérogènes, d’autres sont progressivement interdits après avoir empoisonné la population et l’écosystème.

Or, les agences sanitaires considèrent qu’une proportion élevée d’animaux de laboratoire sont prédisposés à développer de nombreuses pathologies, et ceci d’après les archives des industriels appelées « données historiques » : 13 à 71% d’entre eux présenteraient spontanément ou naturellement des tumeurs mammaires, 26 à 93% des tumeurs hypophysaires, et le fonctionnement des reins de ces animaux serait fréquemment déficient. Cela empêche l’attribution des effets toxiques observés aux produits testés, et oblige à sacrifier un nombre important d’animaux pour tenter d’observer des résultats statistiquement significatifs dans les tests de cancérogenèse, par exemple. Mais un doute persiste souvent et le produit demeure commercialisé. L’origine de ces pathologies est-elle génétique ou bien relève-t-elle de l’influence de l’environnement ?

Travaillant sur cette question, l’équipe du Professeur Gilles-Éric Séralini de l’Université de Caen, soutenue par le CRIIGEN, a analysé avec des méthodes normalisées et avec l’aide de laboratoires accrédités la nourriture des animaux de laboratoire. Cette alimentation provenant des cinq continents est habituellement considérée comme équilibrée et hygiénique. L’étude menée est d’une ampleur exceptionnelle; elle s’est attachée à rechercher dans 13 échantillons communs de croquettes pour rats les traces de 262 pesticides, 4 métaux lourds, 17 dioxines et furanes, 18 PCB et 22 OGM.

Les résultats sont accablants : tous les lots de croquettes contiennent des concentrations non négligeables de plusieurs de ces produits, à des niveaux susceptibles de causer des pathologies graves et de perturber le système hormonal ou nerveux des animaux. Cela masque les effets secondaires des produits testés. Par exemple, les résidus du principal pesticide du monde, à base de glyphosate et d’adjuvants très toxiques, tel le Roundup et ses génériques, ont été détectés dans 9 des 13 régimes, et 11 d’entre eux contenaient des OGM avec lesquels ce Roundup est amplement utilisé.

Il est à noter que l’un de ces lots a servi de nourriture dans une étude réglementaire du Laboratoire DuPont sur un colza transgénique tolérant au Roundup ; les croquettes des animaux témoins contenaient de manière importante des résidus de Roundup, qui provoquent des effets toxiques. L'étude a conclu à l'innocuité du colza en question alors qu’elle est bien évidemment faussée. Procéder ainsi revient tout simplement à vouloir montrer le caractère non dopant d'une substance en réalisant une étude avec Lance Armstrong comme témoin.

Il apparaît par conséquent que la consommation chronique de ces aliments pollués perturbe le bon déroulement des expériences, que l’origine des pathologies et des troubles des rats est trop rapidement imputée à des causes génétiques liées à l’espèce, « spontanées ou naturelles » comme l’affirment des agences sanitaires, et que les résultats de nombre de tests toxicologiques réglementaires conduits jusqu’à présent sont lourdement sujets à caution. Un pas de plus dans la compréhension des méthodes de compromissions et de laxisme de certains experts ?

Ainsi est favorisé l’accès sur le marché d’innombrables produits industriels potentiellement dangereux pour la santé publique.

Publié dans PLOS ONE : DOI 10.1371/journal.pone.0128429 (17 Juin 2015)

Laboratory rodent diets contain toxic levels of environmental contaminants: implications for regulatory tests

par Robin Mesnage et Nicolas Defarge*, Louis-Marie Rocque, Joël Spiroux de Vendômois et Gilles-Eric Séralini

*Ces auteurs ont contribué de manière égale à ce travail et doivent tous deux être considérés comme premiers auteurs

Contact : Pr. Gilles-Eric Séralini, Université de Caen, Institut de Biologie et Pôle Risques, Qualité et Environnement Durable. Tel. /

Travail réalisé avec le soutien du CRIIGEN

-Note de l'administration du blogue :Green peace à publié un rapport intitulé « Les pesticides sèment le trouble »,

« Les pesticides sèment le trouble »,

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