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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 16:55

C'était aujourd'hui la première audience de comparution de Saadia et Husein au TGI de Montpellier ,dans la plainte portée contre ces deux militants de BDS par la LDH et notamment par la présidente de la LDH Montpellier Sophie Mazas absente de l'enceinte de justice aujourd'hui.

Claudine Laporte présidente de la cour ,a invité l'avocat représentant de la LDH ,Me Gandini ,et les parties civiles a se faire connaitre à la barre .

Me Gandini .(Note de l'administration du Blog:Me Gandini,LDH Montpellier ,défend souvent les militants libertaires et est aussi président du Saf) ,annonça que dans cette affaire,il parlait au nom de Me Gilles Tubiana(Note de l'administration du Blog :Gilles Tubiana, avocat et un ancien président de la Ligue des droits de l'homme ) .

Les partie civiles étaient au nombre de trois:

-la Licra,Avocats sans frontières (ASF) et Le Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme représenté par Maitre Mendel.

-Le MRAP n' était pas là ,mais toute possibilité reste ouverte à cette association pour se constituer partie civile ,sachant que :

« La constitution de partie civile peut avoir lieu à tout moment au cours de l'instruction.»Article 87 du Code de procédure pénale, alinéa 1er5

La présidente a alors demandé aux protagonistes l'estimation d'une plage horaire pour la durée du procès ,et il a été convenu que quatre heures conviendraient au bon déroulement des débats .

Saadia et Husein ont eux aussi été entendu à la barre pour y décliner leur identité .Ils sont représentés par l'avocat Lyonnais Me Gilles Devers et pour leur défense ,ils ont été autorisé par la présidente, à produire cinq témoins qui attesteront des valeurs et de la bonne foi des militants de BDS.

La présidente à ensuite effectué,devant les deux militants qui comparaissaient, un bref rappel des faits qui leur sont reprochés par la voie de la présidente de LDH Montpellier,et a rapidement énoncé la règle de droit applicable en cas de pertinence .

A la sortie du tribunal,Me Gilles Devers a tenu a s'exprimer publiquement et devant les militants venus pour soutenir les comparants,sur le fait que :"Il n'y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre." et qu'il demanderait donc la relaxe pour Saadia et Husein.

Parmi les militants venu soutenir Saadia et Husein ,il avait aussi des adhérents aux valeurs universelles de la LDH.

Ceux-ci comptent bien dans une demande commune adressée à leur déléguée régionale Languedoc Roussillon,avoir une explication claire de cette représentante .Car toute cette affaire qui selon eux ,"dépasse leur entendement", semble aussi très préjudiciable aux valeurs brandies à la fois par BDS et par ces militants adhérents de la LDH !

-Fin du CR rédigé par l'administration du blog...:

Voir le communiqué de BDS France en intégralité ICI

BDS Marseille soutient Saadia et Husein qui ne sont ni racistes ni antisémite

MONTPELLIER 25 JUIN 2015,la comparution de Saadia et Husein relatée par BDS34.

https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/26/proces-ldh-licra-bnvca-et-avocats-sans-frontieres-contre-saadia-et-husein/

PROCÈS LDH, LICRA, BNVCA ET "AVOCATS SANS FRONTIÈRES" CONTRE SAADIA ET HUSEIN

Publié le 26 juin 2015

Jeudi 25 juin, rassemblement de solidarité avec Saadia et Husein poursuivis par la LDH.

Le procès est reporté à la demande de la LDH

et la date fixée est le 12 novembre 2015.

Nous découvrons au procès que la LICRA, le BNVCA et Avocats sans ffrontières se sont également portés paries civiles sur la base de la plainte de la LDH contre Saadia et Husein.

VOIR LA VIDÉO :

https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/26/proces-ldh-licra-bnvca-et-avocats-sans-frontieres-contre-saadia-et-husein/

Note "un autre acharnement "de l'administration du blogue:


Renseignement : contre la loi, Tarnac sort du bois
Willy LE DEVIN , Quentin GIRARD et Julie CARNIS Correspondante à Limoges | 17 juin 2015

http://www.liberation.fr/societe/2015/06/17/renseignement-contre-la-loi-tarnac-sort-du-bois_1331910

RÉCIT
Plusieurs militants du village corrézien étaient à Limoges mardi pour dénoncer le texte visant à accroître la surveillance. Une occasion, pour eux, de dénoncer un acharnement judiciaire à leur égard.

Ils voulaient vivre anonymes aux confins du plateau de Millevaches, à Tarnac ; labourer cette terre militante, historiquement ancrée à gauche, et réinventer la solidarité dans un territoire laissé pour compte. Mais avec l’explosion de «l’affaire» en 2008, les militants de Tarnac sont devenus des symboles des dérives et de l’emballement judiciaro-politico-médiatique de l’antiterrorisme. Puisque leur parole est entendue désormais, trois des mis en cause sont descendus mardi soir de leur montagne corrézienne à l’invitation d’un collectif d’associations de défense des droits de l’homme et de partis de gauche, pour alerter l’opinion sur la loi renseignement. Pour eux, l’affaire Tarnac illustre les possibles dérives de cette loi.

Dans une modeste salle municipale de Limoges, les «terroristes», simples et abordables, sont armés d’un rétroprojecteur. Il y a Antoine, ami des mis en cause, qui colle des affiches annonçant le rassemblement parisien de dimanche — «Occupy DGSI» —, un sit-in devant les locaux des services intérieurs à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

«Bras d’honneur». Sur un coin de table, la silhouette longiligne de Benjamin Rosoux, longtemps présenté comme l’un des plus proches de Julien Coupat, la figure intellectuelle du groupe. Jean gris, chemise à carreaux et bretelles, le gentleman farmer se veut pédagogue. La voix est douce, le débit calme, les yeux visés sur son interlocuteur, et les mots choisis avec soin. «Il y a une dérive qui s’opère, à la faveur d’un formidable effet d’opportunité. Le contexte des événements de janvier a provoqué un état de sidération, une brèche qui ouvre la voie à tout un pack de lois antisociales dont pas une ne serait passée sous Nicolas Sarkozy sans provoquer d’immenses manifestations», explique Benjamin Rosoux.

Le 5 mai, les députés votaient en procédure accélérée la loi renseignement, ceint de l’auréole de l’union sacrée post-Charlie. Quarante-huit heures plus tard, le parquet de Paris diffusait opportunément dans la presse un long réquisitoire dans lequel il demandait le renvoi en correctionnelle de huit membres du groupe de Tarnac. Plus qu’une coïncidence, «un bras d’honneur», pour Benjamin Rosoux. «Un symbole fort, même», puisque la loi renseignement légitimerait, selon lui, toutes les pratiques employées par les espions contre Tarnac.

A mi-chemin entre un album des Pieds nickelés et un roman d’Orwell, leur témoignage, renforcé par l’analyse de Simone Gaboriau, ancienne présidente du Syndicat de la magistrature et présente ce mardi soir sur l’estrade, a provoqué les rires, souvent jaunes, d’une assemblée de 120 personnes médusées.

«C’est parce que cette loi est particulièrement floue qu’il est impératif de chercher la réalité derrière les mots : où sont les valeurs de la Répu blique ?» lâche Simone Gaboriau. La magistrate est formelle, «ce texte défendu par beaucoup de nos élus porte en lui un risque de surveillance des masses injustifiée. Les habitants de ce pays sont des citoyens et non des sujets. On voudrait nous faire croire que leur surveillance relève de la souveraineté du politique. La réponse est non et ce n’est pas une injure que de dire cela !»

Fustigeant une loi sans imagination, elle rappelle qu’«aux Etats-Unis, cela a rendu possible la surveillance de 70 000 Américains qui n’avaient rien à se reprocher.» Justement, dans le dossier Tarnac, c’est 70 % de charges portées par des sources anonymes. «Nous ne pourrons jamais y être confrontés pour nous défendre», reprend, amer, Benjamin Rosoux. Dans une note très politique à fin de non-lieu rédigée il y a quelques jours, leurs avocats, William Bourdon et Marie Dosé, étrillent d’abord le réquisitoire du parquet : «Un malheureux florilège de sophismes, de syllogismes, d’affirmations d’autorité. Il est finalement l’aveu ultime de l’impuissance du parquet à articuler le moindre commencement de preuve de la suffisance des charges, après sept années d’une construction intellectuelle acharnée.» Ensuite, c’est l’instruction, longtemps menée par le juge Thierry Fragnoli, qui est fusillée. Restée sourde à de nombreuses demandes d’acte, entachée de procès-verbaux à la véracité contestable, elle repose, de surcroît, sur «un unique témoin à charge», dont les dépositions n’ont cessé de varier.

Il s’agit de Jean-Hugues Bourgeois, un chevrier, mis en examen dans une autre affaire pour s’être lui-même envoyé des lettres de menaces de mort… Un temps, Bourgeois a laissé entendre que ses dépositions contre Julien Coupat - «Il fait peu de cas de la vie humaine» - avaient été obtenues après des pressions exercées par les policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat). «Ce qui est finalement le plus clairement reproché à nos clients, c’est de s’être défendu et de continuer à le faire alors que tous les moyens ont été mis en œuvre pour les en empêcher», concluent Bourdon et Dosé.

Légende. En effet, il aura fallu plusieurs années aux mis en cause pour obtenir la levée du secret d’Etat sur certains documents quand il avait suffi d’une procédure de douze heures pour autoriser la mise à nu de la vie de tout leur village. «Nous avons dû porter plainte pour écoute illégale et c’est ainsi que la police s’est retrouvée à enquêter sur la police», poursuit Benjamin Rosoux. Dans la salle, banquiers, avocats, psychiatres, travailleurs sociaux, enseignants, sociologues - qui sait, agents du renseignement -, écoutent religieusement. Par un réflexe d’autocensure, le public réserve ses questions les plus subversives aux discussions informelles qui suivront.

Avec cet exercice de pédagogie militante, les Tarnac, longtemps silencieux, voire invisibles, ont décidé de sortir du bois. Pour la première fois, certains ont répondu à visage découvert aux allégations du parquet. Interview de Julien Coupat sur France Inter et dans le Nouvel Obs, portrait de Mathieu Burnel dans Libération. Le 8 juin, ils ont même envoyé un document de 35 pages à la juge d’instruction Jeanne Duye, à lire en intégralité sur Liberation.fr. Dans ce texte, qui restera confus pour les non initiés, dix membres du groupe de Tarnac expliquent que contre «la fiction» de l’enquête, ils souhaitent raconter «le roman vrai, quoiqu’inévitablement lacunaire, de l’affaire de Tarnac».

Dans les premiers chapitres, ils écrivent leur légende personnelle : passage illégal de frontière entre les Etats-Unis et le Canada pour lutter contre le tout renseignement ; sublimation de leur rôle de situationnistes les plus intelligents de Paris à la fin des années 90. Puis, ils règlent leur compte avec les services secrets français et britanniques, la justice et les dénonciateurs anonymes. Les derniers chapitres, où ils mettent en avant de manière plus méthodique les contradictions et errements de l’enquête, sont les plus intéressants.

«Sorcellerie». Dès sa première comparution avec le magistrat instructeur, Julien Coupat avait estimé que «l’antiterrorisme est la forme moderne du procès en sorcellerie». Le document se termine ainsi par une analogie entre antiterrorisme et inquisition, avec une prose qui rappelle celle du Comité invisible. Dans ce qui est le meilleur résumé de la manière dont ils perçoivent leur situation actuelle, les auteurs estiment «qu’il y a eu en Europe, du XIVe au XVIIIe siècle, une incompréhensible "épidémie de sorcellerie" exactement comme nous sommes contemporains d’une épidémie mondiale de "terrorisme". Le statut de suspect est comme un sort jeté, dont il est extrêmement malaisé de se départir. Si vous ne faites rien, vous consentez à votre propre écrasement. Si vous vous défendez, vous avez l’air coupable, puisque vous vous défendez».

Et de terminer, bravaches : «Face à cette coalition formidable, faite de mensonges et de contre-feux, de fuites et de pirouettes, nous devons juridiquement nous incliner : si l’adhésion aux écrits du Comité Invisible est constitutive d’une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, alors nous admettons, collectivement et le cœur léger, une telle culpabilité. Nous la réclamons même.» Désormais, pour eux, une seule tactique : «Il faut donc attaquer résolument.» Et, du coup, rompre le silence.

Willy LE DEVIN, Quentin GIRARD et Julie CARNIS Correspondante à Limoges

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