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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 04:11

Par Le Yéti - Suivre sur twitter - 29 juin 2015

Grèce : quand l’UE perd les pédales et se déchaîne contre la démocratie

Brève de Yéti

Il aura suffi d’une pichenette grecque, d’un simple bon vieux croche-patte à l’ancienne sous forme de référendum, pour que l’Europe laisse tomber ses derniers oripeaux de bienséance démocratique.

En témoigne cette réunion tragi-comique des ministres des Finances réunis en catastrophe le samedi 27 juin à Bruxelles, et qui vit la meute perdre totalement les pédales, désemparée et déchirée, ne sachant plus à quel saint financier se vouer, et allant jusqu’à exclure stupidement et par dépit, en toute illégalité, le mouton noir Varoufakis de sa très glauque cour de récré.

Une bande de petits dictateurs amateurs

De son côté, la BCE soufflait le très froid et l’infiniment tiède. Après avoir tonitrué sa décision de couper les vivres au pays récalcitrant, Mario Draghi annonçait ce dimanche le maintien tout juste des aides aux banques grecques (insuffisantes toutefois pour les tirer d’affaire). Explication de Mario Draghi :

« Nous ne pouvons faire autrement pour la Grèce, car ceci pourrait avoir des conséquences pour toute la zone euro. »

Chez les observateurs, la stupeur faisait place à la risée ou à la franche colère. Parlant de « fiasco historique », voici le commentaire courroucé du webmagazine allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichtung :

« Après le chaos de samedi lors de la réunion des ministres des Finances de l’Eurogroupe, plus personne ne sait ce qui va se passer. La zone euro se présente comme une bande d’amateurs qui perdent leur sang-froid et sont incapables de négocier — de petits dictateurs qui se mettent à trembler dès que la cloche a sonné l’heure de la sortie. On ne veut plus être gouverné par ces gens. »

Le sort de l’UE entre les mains du peuple grec

Sans plus se préoccuper de ceux pour qui recourir à un référendum, c’est « rompre unilatéralement des négociations », le gouvernement grec a passé dès ce week-end la vitesse supérieure, faisant valider haut la main son projet de référendum par le Parlement d’Athènes, et réunissant dimanche un Conseil de stabilité systémique pour étudier les mesures d’urgence à prendre dès lundi afin d’endiguer une éventuelle panique bancaire.

Dimanche soir, confirmant sa détermination, Alexis Tsipras annonçait la fermeture temporaire des banques pour au moins une semaine et un contrôle des capitaux avec une limitation des retraits à 60 euros par jour. Le premier ministre grec garantissait dans la foulée les dépôts des citoyens et le versement des salaires et des retraites.

Sera-ce suffisant pour emporter l’adhésion de l’opinion grecque au « grand non » que le leader de Syriza appelle de ses vœux ? Malgré les incroyables pressions que lui font subir les autorités européennes qui ont décidément fait passer toute légitimité démocratique par pertes et profits, le peuple grec aura bien son destin en main le dimanche 5 juillet. Mais aussi celui de l’Union européenne par la même occasion.

Savez-vous quel est le pire qui puisse arriver aujourd’hui aux exécrables vieilles badernes de Bruxelles, de Francfort et de Washington [siège du FMI, ndlr] ? Que la Grèce, dans le sillage de l’Islande, réussisse sa sortie. Comme l’écrit le blogueur BA sur mon site perso :

« Nous vivons les journées les plus importantes depuis l’effondrement de l’URSS. »

-Note "Et hop,on enchaine !",de l'administration du blog,avec la tribune du communiste André Chassaigne sur les négociations de TAFTA !

TAFTA, Roundup, même combat

26 juin 2015 | Par Les invités de Mediapart

André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale appelle à cesser les négociations sur le traité transatlantique. « Les nouvelles révélations d'espionnage à grande échelle des États-Unis sont un élément supplémentaire prouvant que ces négociations sont de fait antidémocratiques, et excluent toute relation de confiance. A l'image de l'économie libérale qu'ils souhaitent nous imposer, les négociateurs font régner la loi du plus fort entre eux-mêmes ».

La semaine dernière, Madame Royal, ministre de l'écologie a décidé d'interdire à la vente en libre-service l’herbicide Roundup commercialisé par Monsanto ainsi que tous les « génériques » du glyphosate. Cette interdiction ne sera pas possible demain si le traité transatlantique aboutit sous peine de voir la France assignée en justice.

Dès lors, l’ambition affichée de s’attaquer à la multinationale très controversée Monsanto, notamment pour ses cultures OGM, apparaît totalement incohérente lorsque l’on sait que le gouvernement est favorable au traité transatlantique. En effet, nul n'ignore que Monsanto est très présente dans le lobbying et pèse donc dans les négociations du TAFTA, dans l’espoir d’inonder le marché européen avec ses produits OGM qui mèneront nos petits exploitants à leur perte.

La ratification du traité transatlantique donnera des pouvoirs considérables aux multinationales, comme Monsanto, qui pourront saisir des juridictions privées pour demander des dédommagements de la perte de profit engendré par la nouvelle législation. La France pourra se voir, ainsi, condamnée pour avoir interdit un herbicide « probablement » cancérogène selon le Centre international de recherche sur le cancer. Pire, la France pourrait même être dissuadée de prendre une telle décision par peur des poursuites en justice. Cela est loin d’être une fiction : la Nouvelle-Zélande a suspendu sa législation luttant contre le tabagisme en attendant le jugement d’une plainte de Philip Morris contre l’Australie pour une législation similaire.

Il est donc indispensable de ne pas céder aux multinationales qui n'ont pour intérêt que le profit et pour but la distribution de dividendes. Qui peut être assez naïf pour penser que des multinationales surpuissantes comme Monsanto serviront l'intérêt général et accepteront sans sourciller des réglementations ambitieuses en matière d'environnement, de santé ou encore de progrès social ? Pour les « investisseurs », chacune de ces règles est vue comme un obstacle au profit et c'est d'ailleurs le but du traité transatlantique que d'abolir toutes ces « barrières non tarifaires ».

Les nouvelles révélations d'espionnage à grande échelle des États-Unis sont un élément supplémentaire prouvant que ces négociations sont de fait antidémocratiques, et excluent toute relation de confiance. A l'image de l'économie libérale qu'ils souhaitent nous imposer, les négociateurs font régner la loi du plus fort entre eux-mêmes. Dans ces conditions, il apparaît inconcevable de poursuivre les négociations.

C'est pourquoi j'appelle la société civile à se mobiliser toujours davantage, comme elle a su le faire en 1998 pour faire tomber l'Accord Multilatéral sur l'Investissement, repris comme base des négociations du TAFTA, alors qu'il menaçait déjà l'économie et les consommateurs français et européens. A l'époque, le Premier Ministre Lionel Jospin avait eu le courage d'écouter les citoyens et de sortir la France des négociations. Manuel Valls doit écouter les contestations des Français qui sont opposés à ce traité et porter cette voix pour exclure la France de ce Traité.

Le report du vote sur la résolution validant le principe d'arbitrage privé et la création d'une organe de coopération réglementaire du 10 juin dernier en séance plénière au Parlement Européen a marqué une avancée certaine pour les détracteurs du TAFTA. Pour autant, le plus dur et le plus important restent devant nous. Tant que le traité transatlantique ne sera pas complètement mis à terre, il ne faut pas baisser la garde.

L'issue de la réunion de la commission du Commerce International du Parlement, ce lundi 29 juin, sera donc à suivre avec intérêt. Les eurodéputés progressistes qui siègent dans cette commission doivent prendre leurs responsabilités et permettre à l'ensemble des parlementaires européens de se prononcer en séance plénière sur des amendements ambitieux qui remettent en question le principe d'arbitrage et la coopération réglementaire.

Lire aussi:

Accords de libre-échange: le Sénat vote l’élargissement des pouvoirs d’Obama
https://stoptafta.wordpress.com/2015/05/27/accords-de-libre-echange-le-senat-vote-lelargissement-des-pouvoirs-dobama/

Mise au Point de Brandon Mitchener, chef de la communication pour l'Europe et le Moyen-Orient de Monsanto.

http://www.rts.ch/info/monde/6895138-nous-sommes-une-societe-qui-fait-du-bien-au-monde-assure-monsanto.html

Aujourd'hui ,ce mardi 30 juin,rencontre avec remise de signatures pour Constance Le Grip, rapporteure de la directive "secret des affaires",

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